Cotton, Candy et morts-vivants au Saint-George

Plongée dans le bain des nuits beyrouthines, à la Cotton Candy. J’aurais envie de résumer la chose par un vulgaire “ça envoie du lourd”, mais ces quelques mots dénatureraient  l’esprit de ces folles nuits.

La soirée avait lieu dans un hôtel mythique, le Saint George, désormais entouré de gratte-ciel à la sauce Dubaï. Construit dans les années 30, l’hôtel a été détruit en 1975. Seule sa carcasse a été reconstruite: il reste inachevé, car en plein conflit juridique avec Solidere, société responsable de la reconstruction du centre ville. L’histoire du Saint-George par ici et ici. Et une photo par .

Soirée “fund-raising” pour la bonne cause puisque organisée par Save Beirut Heritage, une association qui tente de préserver le vieux Beyrouth et ses immeubles au charme fou. Soutenir une bonne cause: un bon prétexte pour faire la fête.

Dress code: black and white, zombies, morts vivants et famille(s) Adams en tout genre. Halloween is so last week, mais peu importe. Entre deux barbes à papa (soirée Cotton Candy oblige), on croisait des homme en smoking, un hommes à lunettes blanches et à la bouteille de vin (que je soupçonne n’avoir été jamais la même), des hauts-de-forme, le sosie de Prince, une fausse mariée à micro-robe blanche et jarretière – amis de l’élégance bonsoir-, beaucoup, beaucoup de Français, des mojitos et des talons très très hauts. Filles brushinguées, ou hirsutes en mode “je sors de ma tombe”, côtoyaient des figures masculines masquées, ou maquillées de blanc.

La salle ressemblait à une salle de soirée d’école en France: le bar (open) d’un côté, le DJ de l’autre, une grande salle pas entièrement pleine, un sol collant et tapissé de verres en plastique. Sans oublier l’indispensable contre-soirée dehors (vers les toilettes, lieu indispensable d’une contre-soirée réussie), au bout d’un couloir éclairé d’une désagréable lumière verte.

Vers 3h, les morts-vivants, loups-garous et autres étranges créatures nocturnes se sont envolées pour rentrer se coucher, ou terminer la soirée ailleurs. A la sortie, la jeep et les soldats n’ont pas bougé.

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About margaux bergey

journaliste
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