Voilà, cela fait deux semaines que j’ai quitté les douces rives du Levant et que je suis rentrée à Paris.
Parce qu’un jour, il faut bien terminer ses études et avoir son diplôme – peut servir.
Rien n’y fait, j’ai des bouffées de nostalgie chaque jour: oui, Paris c’est beau, Paris c’est chouette, il s’y passe plein de choses, j’ai retrouvé beaucoup de monde … etc.
Mais il manque le soleil, l’air chargé du parfum des orangers au printemps, la moiteur de l’été, les pluies d’hiver, les monts enneigés que l’on aperçoit au loin par temps clair, les chauffeurs de taxi qui vous offre des cigarettes, la man’ousheh zaatar wa jibneh du déjeuner, le café turc et ses effluves de cardamome, le muezzin, Gemmayzeh le soir, Hamra le soir aussi, la nonchalance ambiante, les manucures pas chères, le poisson frais sur le port de Tyr, l’insouciance et la douce folie généralisées, et les bras de l’être aimé.
Sinon, ce blog ne va pas s’arrêter là. Parce que insh’Allah je compte bien remettre les pieds très rapidement dans la région, et parce que je vais tenter de continuer à poster des petits billets sur les soubresauts de l’actualité libanaise. Hamdullah, maintenant que je suis de retour dans le XXIe siècle technologique (comprenez: que j’ai retrouvé une connexion internet décente), j’ai quelques photos à poster dans les prochains jours – ça manque d’images sur ce blog.
ps: oui, bon je sais, je ne me suis pas foulée pour le titre, mais c’est dimanche soir